Johanna Tordjman

Née en 1990, Tordjman est une artiste Française créant dans le Paris d’aujourd’hui. Elle insuffle à  ses oeuvres les émotions de toute une société défragmentée qui cherche à se reconstruire. Son ambition créative est de recomposer, de ramener à l’unité, ce qui n’est que fragment…

Née en 1990, Tordjman est une artiste Française créant dans le Paris d’aujourd’hui.
Elle insuffle à  ses oeuvres les émotions de toute une société défragmentée qui cherche à se reconstruire.
Son ambition créative est de recomposer, de ramener à l’unité, ce qui n’est que fragment et énigme .

«La Lumière», «L’absence de peur», «Le Mouvement», trois mots qui peuvent aider à comprendre un peu Tordjman, artiste-peintre et sculptrice des corps, des environnements et de l’âme aussi. Après une prépa d’art et un diplôme en communication visuelle,
Tordjman devient graphiste et DA pendant huit ans. Le dessin est une passion née de l’enfance. Son oncle, qui travaille dans le cinéma à Los Angeles, lui fait visiter très jeune les studios d’animation et lui présente des artistes de films comme Stuart Little.
Lui ouvrant ainsi la porte de la peinture et des collages. « Après, c’est venu un peu tout seul. Je voulais avoir des toiles chez moi mais je n’avais pas d’argent alors j’ai créé les miennes. » Le 13 novembre 2015, la vie ne lui offre plus d’autre choix de ne se consacrer qu’à son art, quand elle se retrouve sur une des terrasses parisiennes. Arrêtant tout pendant 3 mois, la peinture devient une thérapie évidente, un besoin viscéral. « A la base, je ne parlais que des autres gens dans mes toiles, comme ces portraits de femmes entrepreneurs que j’avais peints pour la fondation Clinton en 2015. Mais, là, j’avais besoin de ne parler que de moi. J’avais besoin de me recentrer sur mes émotions. Je faisais des autoportraits que je décomposais pour reconstruire cette nouvelle « moi ». En Mars 2016, elle présente alors deux toiles et une sculpture pour sa 1ère exposition. Et c’est le début de sa carrière artistique : une galerie de Los Angeles la repère sur internet et lui propose de faire un solo show un an exactement après les attentats. Puis elle expose à Miami, à Hong-Kong, en Suisse… 

Sa technique de prédilection ? Le crayon. « Je commence par un croquis de lignes à la mine de plomb. Puis je créé tous mes reliefs au crayon. Et ce n’est qu’après que je me mets à peindre. » 

L’architecture l’inspire particulièrement, la manière dont les gens s’expriment dans l’espace qui leur ai donné. Les corps et la danse sont également une de ses fortes sources d’inspiration, tout comme le
cubisme.