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Nicasio Fernandez, d’où te vient ton inspiration?

Tellement de choses m’inspirent. La vie de tous les jours, l’histoire de l’art, le skateboard, la culture du « streetwear » et les dessins animés de mon enfance tels que Bugs Bunny et Tom and Jerry. J’essaie de tout absorber et de tout utiliser d’une certaine manière.

 

Quel a été ton premier choc esthétique?

Je crois que c’était ma première année de collège quand j’ai découvert le travail de George Condo et Peter Saul. J’étais épaté par leur capacité d’améliorer la figuration et cela m’a également aidé à développer mon propre dialogue.

“Lose Some, Win None”, peux-tu expliquer le nom de l’exposition?

Cela vient du proverbe « You win some, lose some » mais sans l’aspect positif.

G N' T
Pourquoi choisir le thème du tennis?

Je voulais créer des peintures ironiques à mon sujet et au sujet de l’athlétisme. Pour moi, le tennis était réservé aux gens fortunés donc je n’y ai jamais joué. J’avais déjà joué avec le thème du tennis dans d’autres oevures car j’étais interessé par la mode mais ceci est mon premier travail consacré uniquement au tennis.

 

Dans “Lose Some, Win None” tu as créé des sculptures en dessous des peintures, pourquoi as-tu décidé d’intégrer des éléments de tes oeuvres dans la réalité?

Je prends des objets de la réalité et je les imagine avec surréalisme, comme un changement d’échelle ou une élasticité incroyable.  Utiliser à nouveau les objets comme des sculptures redonne une certaine échelle aux aspects auxquels l’oeuvre fait référence.

 

Tu exposes en même temps qu’Aaron Johnson. Qu’aimes-tu dans son travail et pourquoi te sens-tu proche de lui?

Je n’aurais jamais imaginé exposer avec Aaron. J’adore sa technique complexe et ses magnifiques peintures. Il fait partie de mes premiers chocs esthétiques et le reste à ce jour. Notre connexion provient en partie du fait que nous sommes intéressés par les mêmes artistes et les mêmes thèmes. En plus, il est super « chill »!

Peux-tu nous expliquer comment tu crées la texture unique que tu utilises? Envisages-tu d’utiliser d’autres matériaux?

Dans ces nouvelles œuvres, je voulais moins utiliser de peinture épaisse et ne surligner que certaines parties de l’œuvre qui me semblaient intéressantes. J’ai mélangé une bonne quantité de peinture pour atteindre la couleur désirée, puis je l’ai mise dans un sac. Ensuite, j’ai pressé la peinture hors du sac dans les parties désignées et j’ai commencé à modeler la peinture en objets: balles de tennis, visières, raquettes et bandeaux. Je suis toujours ouvert à de nouveaux matériaux et j’en ai utilisé d’autres mais cette technique est ma préférée.

Comment peux-tu être si cynique à seulement 24 ans?

(Rires). C’est l’impression qui se dégage de mes peintures mais je ne crois pas être cynique. Cela provient peut être des dessins animés que je regardais étant petit. La violence et l’humour fonctionnent si bien ensemble et j’ai réalisé que je pouvais travailler avec cela pour garder les gens amusés et offensés. Mais peut-être est-ce trop cynique de ma part?

 

Est-ce que tu travailles sur de nouveaux projets?

Oui j’ai quelques projets prochainement et je suis chanceux et reconnaissant. Je vais commencer à créer pour ces projets. J’aime les peintures de taille moyenne mais je vais aussi commencer à en faire de plus grandes.

 

C’est ta première exposition en Europe. Comment penses-tu qu’elle sera accueillie par les collectionneurs européens?

Oui c’est vrai et je suis très excité! J’espère que les européens l’accueilleront de manière positive et si ce n’est pas le cas c’est aussi bien.

Où rêves-tu d’exposer ensuite?

Le musée Whitney ou le New Museum seraient idéals mais honnêtemement je trouverais fantastique quiconque voudrait m’exposer.

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