Vue extérieure du Centre Pompidou-Metz.

L’exposition « L’Aventure de la couleur » explore la persistance des recherches sur la couleur, tantôt appréhendée comme un puissant vecteur d’émotions et de sensations, tantôt comme un support infini de réflexions sur la matérialité et la spiritualité de la peinture.

Rythmé par des expériences physiques sensibles, le parcours invite le visiteur à prendre progressivement conscience de l’incarnation de la couleur, des néons bleutés de François Morellet aux pigments purs d’Yves Klein.

Palette de Vassily Kandinsky pour la réalisation de "Bleu de ciel", 1940.

Vassili Kandinsky

Le parcours invite le visiteur à prendre progressivement conscience de l’incarnation de la couleur, à travers des dialogues riches de sens. L’iconique Bleu de ciel de Vassily Kandinsky ouvre ainsi la voie à l’environnement immersif Pier and Ocean de François Morellet et Tadashi Kawamata.

Le vocabulaire poétique et onirique de la toile Bleu de ciel, 1940, s’inscrit en totale rupture avec la période oppressante de l’Occupation durant laquelle elle a été peinte. L’artiste livre ici un monde de créatures biomorphiques composées de mélanges de couleurs spécialement imaginés pour ce conte pictural.

Tadashi Kawamata et François Morellet, Pier and Ocean, 2014.

François Morellet et Tadashi Kawamata

Avec Pier and Ocean, 2014, Tadashi Kawamata et François Morellet créent un océan imaginaire. Les néons clignotants et la jetée créent un environnement immersif dans lequel le regardeur se trouve submergé par la sensation d’un espace infini, où la composition lumineuse abstraite symbolise la houle qui n’en finit pas de brouiller les repères.

Simon Hantaï, Meun, 1968.

Simon Hantaï

À partir de 1960, Simon Hantaï expérimente une nouvelle méthode de travail. Il froisse la toile et la recouvre de couleur avant de la déplier. Dans la série des Meun, le nouage aux quatre coins dévoile de grandes réserves qui permettent à la couleur de respirer. À l’image des papiers découpés de Matisse, le blanc révèle subtilement l’intense luminosité des couleurs. Le pliage succède ainsi aux ciseaux employés pour découper à vif dans la couleur par Matisse, dont Hantaï découvre les vitraux à Vence en 1968.