Contrairement aux idées reçues, il fait bon vivre à Paris l’été ! Et NON, tous les musées et galeries ne sont pas fermés pour le changement  d’exposition. On vous a fait une petite sélection si vous cherchez de quoi vous occuper au mois d’août !

LE PALAIS DE TOKYO

Les expositions en cours sont ouvertes jusqu’au 9 septembre !

ENFANCE, Encore un jour banane pour le poisson-rêve

Se rapprochant dans son principe et dans sa construction d’un conte, avec ses multiples niveaux de lecture s’adressant tantôt aux enfants, tantôt aux adultes, et avec ses nombreux rites de passage, l’exposition invite le visiteur « de 7 à 77 ans » à traverser diverses épreuves initiatiques, en se confrontant à l’étrange et à l’étranger.

 

Laure Prouvost, Ring, Sink and Drink for Trespassing

Laure Prouvost propose une échappée, tant géographique que mentale. Transformant les lieux avec une scénographie originale dont le dessin global évoque tant un œil grand ouvert qu’un sein, elle conçoit dans le même temps divers recoins, testant la curiosité du visiteur et l’invitant à s’y aventurer. Multipliant les points de vue avec générosité et humour, Ring, Sing and Drink for Trespassing est une ode aux chemins de traverse et au dépassement des limites.

LE MUSÉE D’ART MODERNE

Et son exposition Zao Wou-Ki, L’Espace est silence jusqu’au 6 janvier 2019. Il s’agit de la première grande exposition consacrée à l’artiste depuis ces 15 dernières années.

Artiste au croisement de plusieurs mondes, Zao Wou-Ki quitte la Chine en 1948 pour venir à Paris au moment où l’« art vivant » commence à se partager entre les États-Unis et la France. Son œuvre traverse les débats esthétiques qui marquent le développement de l’art moderne et, s’il appartient à une scène parisienne qu’il apprécie, il perçoit très tôt la vitalité de la peinture américaine. Progressivement, il renoue aussi avec certains traits de la peinture chinoise dont il s’était écarté de façon volontaire.

JEU DE PAUME

L’exposition de l’artiste engagée Bouchra Khalili Blackboard, ouverte jusqu’au 23 septembre.

Le travail de l’artiste en film et installation vidéo, photographie et sérigraphie, s’organise autour de plateformes mises en œuvre par l’artiste depuis lesquelles des membres de minorités performent leurs stratégies de résistances face à l’arbitraire du pouvoir.

MONNAIE DE PARIS

L’exposition « Adda » / Rendez-vous de l’artiste indien conemporain Subodh Gupta est présentée jusqu’au 26 août.

Cette exposition met en valeur la diversité du travail de Subodh Gupta, elle présente des sculptures emblématiques composées d’ustensiles de cuisine ainsi que des nouvelles productions et de la vidéo. Outre la diversité des matériaux employés, l’oeuvre de l’artiste se caractérise par une constante exploration de la présence des rituels et de la spiritualité au sein de notre quotidien.

LA VILLETTE

L’exposition numérique et immersive teamLab : Au-delà des limites  jusqu’au 9 septembre. Essayez l’expérience !

Le collectif protéiforme japonais teamLab présente une installation immersive et interactive, par-delà les frontières de l’art, de la science, de la technologie et du créatif. Les tableaux évoluent en fonction des déplacements des visiteurs pour un dépaysement onirique garanti.

FONDATION CARTIER POUR L’ART CONTEMPORAIN

L’exposition Freeing Architecture de l’architecte Junya Ishigami à visiter jusqu’au 9 septembre.

Il s’agit de la première exposition de cette envergure consacrée à l’architecte japonais récompensé par le Lion d’or à la Biennale d’architecture de Venise en 2010. Elle permet de découvrir ou redécouvrir son univers délicat et onirique à travers une série de maquettes de grandes dimensions, accompagnées de films et de dessins documentant les différentes étapes de conception de ses projets.

LA CONCIERGERIE

L’installation Détournement de Stéphane Thidet, réalisée sur mesure pour la Conciergerie, est à visiter jusqu’au 31 août.

Poursuivant son travail en lien avec les éléments naturels, Stéphane Thidet opère un détournement d’une partie de l’eau de la Seine, pour la faire s’écouler, puis serpenter à l’intérieur du monument avant de la restituer au fleuve, provoquant un glissement du cours naturel du fleuve. Après la crue de 1910, dont le niveau a laissé sa marque sur les colonnes du monument, l’artiste a souhaité que l’eau du fleuve s’introduise à nouveau entre ces murs de manière paisible et maîtrisée.

ATELIER DES LUMIÈRES

Les expositions immersives de Gustav Klimt et Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise sont à voir jusqu’au 11 novembre si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’y aller.

Pour son ouverture, l’Atelier des Lumières présente un parcours immersif autour des représentants majeurs de la scène artistique viennoise, dont Gustav Klimt fait figure de proue. À l’occasion du centenaire de sa disparition, ainsi que celle d’Egon Schiele, leurs oeuvres s’animent en musique sur l’espace de projection XXL de l’ancienne fonderie.

Dans la Vienne impériale de la fin du XIXe siècle, Gustav Klimt figure parmi les grands peintres décoratifs des somptueux monuments de la Ringstrasse. À l’aube du siècle nouveau, il s’impose à la tête de la Sécession viennoise, un courant qui aspire à régénérer l’art en profondeur. Célébré autant que contesté, Klimt ouvre la voie vers la peinture moderne. L’or et les motifs décoratifs, caractéristiques de ses oeuvres, resteront un symbole de cette révolution artistique. L’exposition immersive présente ainsi les oeuvres qui ont fait la singularité et le succès de Klimt : sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

L’exposition « Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise » constitue une immersion dans l’oeuvre du peintre et architecte viennois Friedensreich Hundertwasser (1928 – 2000). À la fois peintre et architecte, il est l’héritier de la Sécession viennoise, quelques décennies plus tard. Il incarne un renouveau artistique, fortement marqué par la révolution instiguée par Klimt. Sa peinture, comme son architecture, ancrées dans le respect total de la nature et de l’homme, remontent à la source de la vie et des éléments.

THADDAEUS ROPAC

Dans la galerie Thaddaeus Ropac de Pantin, l’exposition It Comes in Waves est ouverte tout l’été et jusqu’au 29 septembre.

L’exposition rassemble seize artistes dont l’œuvre explore la vague comme métaphore en mouvement. À travers des pratiques conceptuelles, des procédés performatifs ou des paysages marqués par l’affect, ces artistes sondent le moment où pensée et émotion prennent forme. La vague est un motif récurrent de l’histoire de l’art, invoquant des notions temporelles telles que la répétition et l’éternel retour. Dans l’exposition ces associations se renouvellent pour s’ouvrir sur les idées contemporaines de flux et de dissolution, alors même que notre perception du temps et de l’espace devient de plus en plus labile.

LE BAL

Avec l’exposition surprenante de BATIA SUTER, RADIAL GRAMMAR qui se termine le 26 août.

Batia Suter écrit en images. Elle les collecte, les accumule, inlassablement, depuis plus de 30 ans. Une fois les images patiemment collectées et classées, Batia Suter démarre son jeu de montage et d’assemblage. Car c’est bien d’un jeu dont il s’agit et plus précisément d’un « jeu de hasard », plaçant et déplaçant les images jusqu’à ce que l’évidence surgisse. L’image imprimée fait ici office de ready-made Duchampien, matériau décontextualisé, hors d’usage, qu’il s’agit désormais de s’approprier pour son motif seul.

LE PAVILLON CARRÉ DE BAUDOIN

Présente l’exposition photo Willy Ronis par Willy Ronis jusqu’au 29 septembre 2018, et en plus elle est gratuite !

L’exposition vous fait voyager au fil du temps dans l’œuvre considérable du photographe qui a magnifié Belleville et Ménilmontant. Ses textes accompagnent son regard et vous guident des rues pavées du Paris populaire jusqu’à la vie la plus intime des gens dont il a tant aimé capturer l’essentiel.