Objets définis par l’activité

 

L’exposition Olafur Eliasson: Objets définis par l’activité présentée à Espace Muraille rassemble une sélection de 16 oeuvres qui témoignent des recherches de l’artiste sur le temps, la perception, l’espace,le mouvement et la relativité du réel.

Eliasson est un artiste qui envisage notre époque, non seulement d’un point de vue scientifique et artistique, mais aussi avec le sens d’une urgence écologique globale, comme le montrent ses projets Little Sun, Ice Watch et Green Light -An Artistic workshop. Les oeuvres de cette exposition sont des exemples de ce que l’artiste appelle ses « installations expérimentales » -elles désorientent les perceptions du spectateur, l’encourageant à se déplacer et à examiner l’oeuvre sous différents angles. Un processus qui renvoie à l’idée d’Eliasson selon laquelle le spectateur est un coproducteur de l’oeuvre.

Dans la première salle, une série de petites sculptures est l’occasion d’explorer le vocabulaire géométrique d’Eliasson en même temps que ses expérimentations autour de la réflexion, de la réfraction et de la peinture de lumière. Cette série comprend une oeuvre réalisée à partir de vitres en verre soufflé teinté représentant deux assemblages d’ellipses superposées ; une nouvelle peinture de la série des expérimentations autour de la couleur qui confronte le spectateur au contraste d’un noir intense et des couleurs de l’arc-en-ciel ; ainsi qu’une oeuvre qui modifie notre perception des échelles grâce aux propriétés grossissantes d’un miroir concave.

La salle suivante présente une série d’aquarelles à travers lesquelles l’artiste explore les effets de la superposition de lavis de couleur ou bien résultant de la fonte d’un morceau de glace glaciaire au-dessus d’un lavis de pigment d’aquarelle. Devant la grâce de ces oeuvres, le temps semble s’être suspendu, permettant ainsi aux spectateurs de s’interroger sur l’impact de l’homme sur la nature.

A l’étage inférieur, les visiteurs sont accueillis par Black glass sun, une oeuvre réalisée à partir d’un verre circulaire convexe noir entouré d’un halo de lumière monofréquente, ainsi que par The gaze of Versailles, deux yeux dorés qui semblent fixer le spectateur. Pour admirer la dernière oeuvre de l’exposition, Object defined by activity (now/soon/then), les visiteurs doivent passer derrière un rideau et entrer dans une salle plongée dans le noir. Les trois sculptures d’eau sont révélées par l’irruption de flashs de lumière stroboscopique. Suspendues en apparence par des raies de lumière, ces installations aquatiques semblent immobiles, pourtant le bruit de l’eau qui gicle dans le noir laisse deviner aux spectateurs un processus en mouvement.