Peter Schenck, l’artiste New Yorkais  s’expose chez l’intrépide galeriste Sebastien Adrien jusqu’au 15 mars.

Il combine une palette de couleurs vives et une abstraction gestuelle pour créer des scènes où des personnages étranges sont étriqués, dans des moments difficiles.

 

Ses peintures fusionnent les éléments de sa propre vie et de son imagination avec des images trouvées et des fragments de ses artistes préférées.

Bien qu’à première vue se profile une oeuvre humoristique, ce sont en réalité des peintures tristes, aux sujets sombres que l’artiste traite.

Les personnages de Peter Schenk se trouvent souvent dans des espaces domestiques peu profonds qui peuvent être associés à une certaine réalité familière. Bien que ces personnages ressemblent à des monstres, l’artiste s’intéresse à leur environnement : des pièces intérieures simples où, de temps en temps, des paysages ambigus.

De nombreux indices orientent le spectateur,  des pinceaux pour un atelier d’artiste, un micro pour un club de comédie, un scalpel pour une salle d’opération. Les protagonistes de son oeuvre, tout droit sortis d’un dessin animé, vivent dans un monde proche de notre propre réalité. Ils nous ressemblent, tels des représentations des angoisses qui nous habitent, des maux qui nous rongent ou des situations qui nous dépassent.

Peter Schenck, au travers de formes « Matissiennes » revendiquées, exprime ce que nous ressentons tous, l’étrangeté du quotidien et la fatalité, le pire qui surgit même lorsque des efforts sont déployés pour faire  le bien.

La Galerie Sébastien Adrien propose la première exposition française de l’artiste américain jusqu’au 15 Mars 2018.