ARTICLE14/04/2018

Pour sa 3ème édition parisienne, Urban Art Fair  réunit une trentaine de galeries de huit pays différents au Carreau du Temple du 12 au 15 avril 2018.

 

Kozzarte y était et partage avec vous les oeuvres de ces artistes:

Tanc

Présenté par la galerie David Pluskwa, Tanc est né en 1979 à Paris, où il vit et travaille.

 

Peintre, graphiste, dessinateur, compositeur de musique électronique, Tanc est un artiste polyvalent qui a rejoint la famille du graff en 1996. Depuis, sa signature a proliféré sur les murs de Paris, Marseille, Bruxelles, Amsterdam, Le Caire et Shangaï.

 

« Le graff doit voyager pour être vu », estime-t-il. Influencé par le style « old school » du graffiti new-yorkais, il engage sa recherche plastique sur la couleur, la calligraphie, la typographie, le grand format et la valeur des contours.

 

Sa démarche actuelle, axée sur le trait et la brutalité du tracé, synthétise tous les tags qui couvrent les murs de nos villes. Son art laisse comme une vision électrique, une énergie, une vibration, sans tire, sans définition, libre.

Tanc, Sea Scape 1

Esmaël Bahrani

 

Présenté par la galerie Bertheas Les Tournesols, l’artiste, né en 1978, entre à l’Université d’Art et d’Architecture de Téhéran mais se détourne rapidement du dogmatisme des cours pour tracer sa propre voie. Fasciné par le graffiti, il commence à peindre la nuit clandestinement dans différentes villes en Iran. Parallèlement à ses expéditions nocturnes, l’artiste travaille également en atelier.

 

Semblables à des cris ses œuvres puissantes dénoncent l’oppression d’un régime théocratique omniprésent et le manque de liberté d’une jeunesse rebelle. Libre, il l’est également dans l’utilisation des techniques, passant du dessin à la peinture, mixant la bombe aérosol et le pinceau, recouvrant ses toiles de cire pour mieux les gratter et faire apparaître des personnages torturés dans un environnement chaotique. Il sera le seul artiste du Moyen-Orient à exposer dans le cadre de l’exposition «TAG» au Grand Palais.

 

Las de la répression et des menaces dont il fait l’objet, il est contraint en 2015 de quitter l’Iran pour rejoindre la France. Aujourd’hui réfugié à Paris il développe son art où se télescopent Orient et Occident, mythes ancestraux et rébellion punk, art brut et street art.

Esmaël Bajrani, Voodoo

Gregos

 

L’artiste, présenté par Frag Art, est né en 1972 à Paris. Expatrié à Boston de 2004 à 2006, Gregos expérimente la peinture à l’huile, l’acrylique et approfondit ses connaissances techniques. Au voyage de retour, ses bagages comprennent le premier moule de son visage.

 

Le premier visage, collé en 2006, est blanc, simplement signé sur la joue. Un second visage, collé quelques semaines plus tard, en appelle un troisième. Le goût de l’adrénaline donne de la saveur à ses sorties et fin 2007, elles sont devenues une habitude. Gregos rejoint peu à peu les rangs du street art.

 

Au total, plus de 1500 visages collés à ce jour à travers le monde. Noctambule solitaire, l’artiste urbain est toujours à l’affût du spot idéal, du morceau de mur pas encore saturé, de cet endroit inattendu où il pourra créer la surprise.

Gregos #04
© Zeser

Zeser

 

Présenté dans le cadre de l’exposition collective « Joy of destruction » par la Galerie 42b, Zeser est un artiste contemporain américain de Los Angeles dont le sens de l’aventure dans sa vie quotidienne – y compris la mise à l’échelle de grands bâtiments et l’observation d’une vue panoramique de la ville – se traduit explicitement par les œuvres mixtes qu’il crée avec des pinceaux et des acryliques. Ses œuvres finies sont en couches, crues et rayonnent de l’énergie des expériences de vie et de mort auxquelles il a fait face dans les rues, ainsi que de sa profonde obsession de l’architecture et de l’histoire historique de la ville qui continue de faire évoluer son travail artistique.

 

Représenté aux États-Unis et sur la scène internationale, Zeser dit de ses œuvres, «chaque pièce est son propre freestyle». Inspiré par les maîtres qui l’ont précédé, et qui ont préféré une approche spontanée, où l’expression des sentiments était plus importante que la technique – chaque couche d’abstraction gestuelle de Zeser révèle de plus en plus de détails à l’avant-garde en balayant les coups circulaires et géométriques à la peinture acrylique et à l’encre.

Aujourd’hui, l’artiste se consacre principalement à sa peinture en atelier.

Junsuke Yokoyama

 

Présenté par la galerie Tokyoïte, Junsuke, né à Tokyo où il vit, crée des œuvres en deux et trois dimensions qui expriment ses pensées et ses sentiments, lesquels sont souvent représentés par des plantes et des femmes.

 

Il a commencé la peinture pendant ses études de droit à l’Université de Komazawa et a depuis lors étendu son champ d’horizon.

 

Junsuke a exposé à plusieurs reprises au Japon, à New York, à Berlin et au Salon des Beaux-Arts de Paris.

Symbolism I, Junsuke Yokoyama